Lieu Maison Pour Tous - Salle des Rancy -> 249, rue Vendôme, Lyon 3

Entrée libre et gratuite Date 6 & 7 avril de 10h à 18h

Accès Métro B Place Guichard ou Métro D Saxe Gambetta

Depuis 1998, l’événement Logiciel Libre est le rendez-vous annuel de celles et ceux qui sont curieux·ses et passionné·e·s de numérique libre et émancipé. Issues d’une journée organisée par des utilisateurs de Linux à l’Université Lyon 1, elles se composent désormais de toute une série d’activités pour tous les publics venus étancher leur soif de découverte et de partage. Coorganisées par plusieurs associations (ALDIL, Illyse, MPT) et des bénévoles d'horizons différents, les JdLL sont un lieu de rencontre avec les acteur·rice·s du monde du libre : associations et entreprises du Libre et de la Culture Libre, les communautés de logiciels libres et de systèmes libres GNU/Linux, des fabriques/laboratoires d’objets libres..

Les quatre libertés

L’air de rien, les logiciels libres sont entrés dans notre quotidien. Un logiciel libre est un programme informatique qui garantit à ses utilisateurs quatre libertés fondamentales définies par la Free Software Foundation :

La liberté d’exécuter le programme

Vous avez le droit d’utiliser le logiciel sur tous les appareils qui sont capables de l’interpréter. En d’autres termes, si vous avez un logiciel libre, vous pouvez vous en servir comme bon vous semble sur autant de machines que vous le souhaitez.

La liberté d’étudier

Vous avez le droit de savoir comment est fabriqué le logiciel, un peu comme les ingrédients d’une recette et son élaboration (son code source). L’utilisateur est souvent indirectement concerné, mais c’est la garantie qu’un informaticien compétent peut voir à l’intérieur s’il n’y a pas des choses bizarres, risquées… Ainsi, les programmes libres ont une réputation de fiabilité et de sécurité : on peut savoir ce qu’on mange.

La liberté de distribuer

Vous avez le droit de faire autant de copies que vous voulez de ce logiciel et de les distribuer à autant de personnes que vous le voulez. Vous pouvez même les vendre (en respectant les autres libertés comme fournir le code source). Étonnant cette liberté de vendre ? Dans un univers concurrentiel, celui qui vend un programme libre, distribué gratuitement ailleurs, sans apporter une plus-value ou un service complémentaire, aura peu de clients.

Liberté de modifier

Si vous avez des idées pour améliorer le programme (ou le faire améliorer), vous pouvez les partager ou les mettre en œuvre. Vertu de cette liberté, la recherche de la qualité est facilitée par la réactivité des utilisateurs compétents. Pour les grosses organisations, les logiciels libres deviennent des troncs communs ajustables à leurs besoins.

Ces quatre libertés créent un contexte où nul n’a intérêt à faire de l’anti-jeu : les créateurs de logiciel ont intérêt à faire de bons logiciels sans chercher à rendre dépendants les utilisateurs car quelqu’un reprendrait le code pour le livrer dans de meilleures conditions ; les utilisateurs ont aussi intérêt à soutenir les développeurs (en les finançant, en leur indiquant ce qui ne marche pas, en leur faisant part de leurs attentes, en aidant à la traduction ou à la réalisation de manuels) ; les distributeurs ne peuvent se contenter de mettre à disposition un programme, ils doivent apporter une plus-value à la communauté des développeurs et des utilisateurs pour que leur rôle soit reconnu.

Charte des JdLL

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Les Journées du Logiciel Libre sont un événement ouvert à tou·te·s et possédé par personne Que vous soyez amateur·trice, confirmé·e, curieux·se, professionnel·le ou hobbyiste, vous avez votre place au sein de ce week-end, et voici nos règles de bonne conduite :

Principes du logiciel libre

Les JdLL, ainsi que ses intervenant·e·s, s'engagent à promouvoir les quatre libertés définies par la Free Software Foundation.

Règles de bonne conduite

Notre événement se base également sur quatre principes, devant être respectés par les visiteur·euse·s comme les intervenant·e·s. Toute personne ayant des propos ou des comportements allant à l'encontre de cette charte pourra être exclu·e des JdLL, à la discrétion de l'équipe organisatrice.

Inclusion :

  • Les JdLL sont un évènement militant, participatif et ouvert à tou·te·s, quels que soient leurs âges, identités et expressions de genre, ethnicités, orientations sexuelles et romantiques, handicaps, apparences, capacités, races, religions, statut économique, choix technologiques, niveau de compétences et de connaissances... En participant aux activités qui y sont proposées, vous vous engagez à faire attention aux autres pour que tout le monde puisse se sentir bienvenu·e.
  • Si vous remarquez ou êtes victimes de comportements problématiques, n'hésitez pas à en faire part à un·e membre du staff.

Émancipation :

  • Vous vous engagez à respecter les pratiques multiples et les différents rapports à la technologie.
  • Chacun·e doit pouvoir vivre son propre rapport au monde numérique sans contraintes.

Médiation

  • En faisant preuve d'empathie, les participant·e·s doivent essayer d'aider tout un chacun dans leur démarche d'apprentissage et de recherche.
  • Les JdLL s'engagent à distribuer au mieux l'ensemble des contenus des conférences.

Contribution :

  • Les JdLL sont un évènement libre et co-construit, c'est-à-dire que son organisation est gérée chaque année par un collectif ouvert, sans condition de connaissances ou de niveau informatique. Vous avez apprécié les éditions précédentes ? Rejoignez-nous !
  • Les JdLL se sont engagées à aider et utiliser le développement de certains outils nécessaire à l'organisation du festival. Chaque année nous tentons de maintenir et de partager les améliorations que nous y apportons. Depuis 2018 les logiciels concernés sont : pretalx, pad.wiki et nextcloud.

Un peu d'histoire

Une première réunion avant 1998 Selon les indications de JC. Delépine, il y a eu au moins une réunion logiciel libre à Lyon avant 1998, année de création de l’Aldil. Les liens sont désormais indisponibles, chacun ayant migré son ou ses sites, mais une réunion fut organisée par Freenix, le 24 mai 1997.

Une journée... Et une association Au printemps 1998, Jean-Charles Delépine (JCD), Nicolas Thierry et Thierry Dumont organisent une journée consacrée au logiciel libre à l’Université Lyon 1. C’est à l’issue de cette journée que JCD. et Thierry Dumont ont fondé une association dont l’acronyme ALDIL (Association Lyonnaise pour le Développement de l'Informatique Libre) a été proposé par le second. Ils avaient dans l'idée de construire quelque chose de plus large qu’un Groupe d’Utilisateurs Linux (LUG).

Les premières journées du logiciel libre organisées par l'ALDIL (26 et 27 juin 1998) On trouve toujours une trace de cet événement ici Cette réunion a réuni une cinquantaine de personnes, peut-être un peu plus. Les premiers membres et le bureau de l’ALDIL ont été piochés dans le carnet d’adresses de J-C. Delépine.

En 1999, une journée originale...

(À moins que ce soit à l’automne 1998) nous avons organisé la Journée du Libre la plus originale: ça se passait à Villeurbanne, dans les locaux d’une boîte de rock alternatif: le Pezner, cours Tolstoï.

Les locaux, peints en noir laqué étaient décorés de circuits imprimés, ce qui faisait bien un vague lien avec l’informatique. C’était assez amusant de voir arriver les cadres en costume dans ce décor. Ce fut une manifestation de petit format, mais avec pas mal de visiteurs, bien réussie. Forts du succès de cette manifestation, les premières JdLL (mais avait-on déjà choisi le nom ?) ont été organisées au printemps 1999, toujours dans le cadre universitaire à la Doua. Nous avons été bien trop optimistes : il n’y a eu personne ou presque (enfin, seulement les quelques dizaines de membres de l’ALDIL), et ça se passait dans le très grand amphithéâtre Astrée. Les sponsors ont du coup gentiment oublié de payer leur contribution (il y avait quelques industriels ). Parmi les orateurs, il y avait J-C. Delépine (installation de Debian en direct: il ne faut jamais faire ça ! ), Rémy Card et le père de N. Thiéry. Cette journée était très mal organisée: pas de publicité ou si peu, et un coté par trop universitaire probablement. En tout cas les finances de l’ALDIL ont passé un sale quart d’heure (il y avait des billets de train et des nuits d’hôtel à payer).

À partir des années 2000 Les Journées suivantes ont été organisées dans les locaux de l’ISTIL, à la Doua. À noter que l’Université nous a fait payer les locaux ; en tout cas, il a commencé à y avoir pas mal de monde…

A partir de 2012 Les Journées ont été organisées à la Maison Pour Tous – Salle des Rancy dans le 3ème (69003). Un partenariat à ce jour toujours aussi sympathique et efficace.